Kiknplay


Aller au contenu

Dossier mixage batterie

home studio




DOSSIER 2
LE MIXAGE DE LA BATTERIE

Préambule
Ce dossier a pour but de partager et aider ceux qui démarrent dans ce domaine ou veulent glaner quelques infos concernant le mixage batterie.
Mes affirmations ou façons de faire n’engagent que moi, les propos tenus sont comme d’habitude basés sur mon expérience (relative), mes lectures, mes forums de discussion etc, mais surtout mes oreilles.
Le mixage obéit à des règles de connaissance théorique sur le son, sur les fréquences sonores…mais une part de subjectivité intervient: le goût musical, l’oreille, le style, le musicien, l’instrument lui même, tout ces paramètres vont engendrer des changements/adaptations à ces règles, ces théories.

ATTENTION ! les réglages expliqués ici ne sont qu’absolus et non relatifs au morceau que vous devez mixer, on va dire que les réglages ci après peuvent constituer une base à partir de laquelle on pourra travailler, peaufiner, et je le répète cela dépend aussi grandement de votre instrument, de la pièce, du placement des micros à la prise, etc etc.. Donc n’attendez pas à avoir un « modèle » ou une recette miracle dans ces lignes, mais des marches à suivre, des indications, etc…qui serviront de base pour créer votre son.


Je présume que le lecteur possède un environnement informatique, une carte son lui permettant d’avoir fait l’acquisition des prises batterie en multipiste, qu’il soit aussi familier avec les termes, le matériel, un séquenceur audionumérique…
Ceci dit les principes du mixage restent identiques dans un environnement analogique (table de mixage).
Comme le dossier « placement des micros batterie » le précisait : le principe adopté est la prise multimicros de proximité, pour enregistrer da la musique actuelle (pop/fusion). Les prises minimalistes (jazz), ou extrêmes (hard avec des triggers) ne rentrent pas dans le cadre de ce qui suit.

Le début !
Prenons l’exemple d’une batterie standard composée de :
Grosse caisse
Caisse claire
3 toms
des cymbales
la prise aura été faite avec :
2 micros overheads
1 micro grosse caisse
2 micros caisse claire (dessus/dessous)
1 micro par tom
1 micro charley
au total un projet avec donc : 9 micros donc 9 pistes !


Organisation de la table de mixage dans le DAW
Je procède comme suit :
Piste 1 : overhead G
Piste 2 : overhead D
Piste 3 : kick
Piste 4 : caisse claire Top
Piste 5 : caisse claire Bot
Piste 6 : HH
Piste 7 : tom 1
Piste 8 : tom 2
Piste 9 : tom 3
Je paramètre ensuite un sous groupe (bus) batterie (envoi de tous les faders vers cette piste stéréo) sur lequel je pourrai affecter une equalisation générale, de la réverb, un compresseur, etc…
Mise en place de la piste réverb sur un canal stéréo (pluggin reverb) : Fx1
Mise en place des pluggins :Eq, compression, gate par tranche.
Mise en place des envois d’effets (send) sur la piste réverb sur chaque canal.

Enregistrement des pistes
Je ne vais pas m’étendre sur le sujet mais brièvement il faut savoir enregistrer au bon niveau ses pistes.
Le cheminement basique de tout signal audio va être :
Micro->préampli->carte son>ordinateur (fichier informatique).
Le préampli va sortir un niveau de signal audio qui doit être inférieur au clip (saturation définie par le constructeur), cette limite avant saturation en général sur le matériel de bonne qualité est définie à environ +18/+20/+22 dbu.
On ne peut pas envisager d’exploiter le préampli à la limite de sa saturation ! il faut envisager de travailler au niveau NOMINAL définit par le constructeur à savoir +4Dbu pour la plupart des fabricants.
Donc les sorties des préamplis quels qu’ils soient, doivent travailler en niveau nominal et guère plus sinon des saturations seront présentes, déformeront les signaux et ne retranscriront pas une réalité acoustique (à moins que ce soit recherché artistiquement).
Le logiciel séquenceur utilisé recevra donc des signaux à +4dbu qui se visualiseront à environ -12/-14Dbfs sur le logiciel (pas les mêmes echelles de références !).
Il est donc dangereux d’enregistrer vers les 0dbfs logiciel, car cela voudra dire que la section préampli de votre acquisition numérique a été poussée dans ces derniers retranchements !!
De même en sortie d’environnement numérique informatisé il faudra travailler vers les -6dbfs (les crêtes) afin de ne pas saturer les niveaux d’entrée d’un matériel analogique qui serait nécessaire (cas du mastering principalement).

La chaine de Pluggins
Le chaînage d’effets peut être assez complexe, j’ai pas mal de choses à découvrir dans ce domaine…
Plusieurs écoles ou méthodes existent, pour le moment je procède comme suit en restant très basique ! :
1.pluggin de gate suivant la piste
2.pluggin de compression suivant la piste
3.pluggin d’équalisation sur chaque piste
Explication :
Mon signal grosse caisse par exemple, je le nettoie avec un gate (coupure du signal suivant un niveau définit), je compresse ce signal épuré, j’équalise après tout cela pour tailler le son voulu, et donc si je veux revenir sur ma compression (baisser ou augmenter) je n’aurai pas beaucoup d’impact sur la suite du traitement (EQ), si je place mon EQ avant, je serais obligé de revenir dessus au moindre changement des paramètres du compresseur car un compresseur agit beaucoup sur les fréquences .

LE NOISE GATE

C’est un effet qui agit comme une porte mais pour un signal audio !
Imaginez que cette porte possède un système avec un ressort de rappel qui permet de l’entrouvrir plus ou moins, et que ce ressort on puisse régler sa force pour agir sur l’ouverture plus ou moins rapidement.

Je gate ma batterie à la prise parceque j’évolue dans un environnement constant : ma pièce, ma batterie, mon matériel, styles musicaux, ce qui me permet de rester sur des réglages qui fonctionnent bien.

  • parceque mes pistes son nettoyées dès la prise
  • parceque j’économise mes ressources PC en évitant des pluggins dans mon soft audio.

Je ne serais pas dans cette façon de faire si je devais enregistrer ailleurs avec une autre batterie et de surcroît avec du matériel non maîtrisé !
cet effet est souvent appliqué au mix, avec un pluggin.
Donc sur ce principe nous trouvons en général :
un bouton
treshold (seuil) de déclenchement pour l’ouverture qui règlera à partir de quelle amplitude sonore la porte va s’ouvrir et laisser passer le son.
Un bouton de réglage
d’attaque : temps de réactivité du gate (normalement réglé au mini pour la batterie)
Un bouton
hold (tenue) qui règle le temps d’ouverture de la porte
Un bouton
release (relachement) qui une fois le hold fini, va définir le temps de fermeture du gate.
Un bouton de
ratio (ou dosage) qui va dire au gate de laisser passer quand même du son malgré le seuil treshold pas encore atteint.
Des
filtres paramétriques permettent sur certains modèles d’analyser le signal en entrée et de sélectionner quelle plage de fréquences va agir sur l’ouverture.
Un
key filter (signal sidechain) permet de faire rentrer n’importe quel signal externe (entrée jack ou xlr) qui agira comme déclencheur externe .
Le réglage d’un gate est très délicat car il va agir souvent avec « raideur » et le tout est d’éviter qu’il s’entende ! j’y ai passé beaucoup de temps !!

Mon utilisation :
Sur grosse caisse
Sur caisse claire (micro du dessous)
Sur les toms
Mes réglages
J’utilise les filtres paramétriques qui permettent de cibler les fréquences qui déclencheront l’ouverture, propres à chaque fût.
Les treshold sont réglés en très étroite relation avec les ratios (le plus délicat).
J’utilise des ratios faibles pour permettre au signal de passer malgré la fermeture, ce dosage est indispensable à bien régler avec le treshold.
Les temps de tenue est moyen sur les toms, plus raide sur la grosse caisse et relâchements sont assez longs sur les toms pour les laisser vivre…attention ces deux réglages peuvent déformer grandement la sonorité du départ !
Pour le micro caisse claire (dessous) j’utilise le mode Key in du gate : je rentre le signal du micro de dessus et c’est lui qui déclenchera l’ouverture du micro de dessous ! de cette façon le timbre se fait beaucoup moins entendre dans le mix lorsque la caisse claire n’est pas frappée…

LA COMPRESSION
La base :
Le rôle du compresseur à la base sert surtout à réduire l’écart de dynamique (amplitude d’un signal) d’un signal audio :
Il va atténuer les niveaux forts afin de les ramener vers les niveaux faibles, le signal dans son ensemble sera alors remonté : pour gagner en dynamique.
Donc sur ce principe nous trouvons en général :
Un
treshold définit le seuil à partir duquel la compression va commencer
Un
attaq définit le temps d’attaque pour que le compresseur entre en action
Un
release définit le temps de relachement quand le signal est repassé sous le seuil de compression
Un
ratio détermine le taux de compression : exemple pour une ration de 3 :1 le signal dépassant le treshold sera compressé du tiers de sa valeur de dépassement. (+3db de dépassement du seuil = 1db restant après compression)
Un
output détermine le niveau de sortie après la compression, ce qui permet de revenir au niveau initial avant la perte du niveau sonore dû au compresseur.

D’autres modes d’utilisation sont possible :
limiteur : limitation des crêtes audio les plus fortes = coupure nette !
Faire ressortir des signaux faibles d’un mixage car le compresseur fait toujours ressortir les faibles niveaux puisque les forts sont attenués…
Tout comme le noise gate, on peut insérer dans l’entrée key in d’un compresseur, un signal externe qui déclenchera le compresseur par exemple le signal d’une basse dans le compresseur de la grosse caisse : quand la basse joue le kick est compressé proportionnellement…
Mon utilisation
Sur grosse caisse
Sur caisse claire
Compression légère à la prise
Explications
Je compresse légèrement à la prise avec des ratios faibles (vers 2-2,5 :1) ce qui permet de lisser les niveaux forts, sans toutefois trop tailler le son de base, ainsi au mix je remets « une couche » si besoin, je trouve que ça passe mieux en 2 fois que en une seule.
Mes réglages
Sensiblement identique pour grosse caisse et caisse claire :
Ratio sur 2,5 :1, attaque sur 5-10ms (laisser passer un peu d’attaque sinon Tout le signal sera compressé dès le départ…) , release sur 300-500ms (évite ainsi l’effet de pompage car sur 2 coups rapides le compresseur descend/remonte trop vite), treshold réglé pour perdre 3db sur les peaks, output réglé pour récupérer les 3db perdus.

EQUALISATION
Maitre mot : avec modération !
Il est vraiment souhaitable d’intégrer que un equaliseur peut faire le pire comme le meilleur et que de toute façon il modifiera le son original enregistré…
Personnelement j’utilise l’equalisation pour faire ressortir et exploiter les caractéristiques propres de chaque élément.
La batterie est complexe dans ses fréquences, elle couvre tout de 20hz à 20khz ! mais dans cette gamme la grosse caisse est aux antipodes des cymbales ! donc il faut organiser et harmoniser tout cela.
Bien intégrer les différents fréquences de notre instrument dans son ensemble est essentiel, même les toms doivent être différenciés entre un 12 " et un 14 " cela ne sonne pas pareil, tout comme le dessus la caisse claire travaille pas dans le même registre que le dessous…
Principe
Utiliser un equaliseur paramétrique au moins 3 bandes (4 ou 5 c’est souvent mieux)
Régler, repérer les fréquences à traiter
Un bon principe est de balayer avec un facteur étroit une plage de fréquences en poussant exagérément l’amplitude (+10db au moins) afin de déceler une fréquence vraiment désagréable et changeant beaucoup le son, ensuite baisser cette fréquence toujours avec un Q étroit de -3db à plus si besoin.
le facteur de largeur Q (un coefficient) va déterminer une largeur de courbe d’action sur une fréquence choisie : un Q étroit (courbe étroite ) va agir sur une plage réduite de fréquences, un Q large (courbe arrondie) va déborder et va agir sur d’autres fréquences de manière étendue…donc TRES important à savoir !.

Le kick
On travaillera ici sur les plus basses fréquences de notre instrument.
Mine de rien, la grosse caisse couvre une plage assez large en fréquences !
Afin de ne pas noyer la batterie (et le mixage complet) dans les infra basses il faut rester très vigilant à ne pas vouloir donner trop de coffre au kick, de même des fréquences medium aigues vont permettre de faire sortir la batterie dans un mixage ; on va partir avec un réglage basique :
viser les 80hz et monter à +3db
coupe haut à 14 khz parfois (pas trop utile au dessus)
creuser les bas medium vers 400 Hz à -5db pour atténuer le ploc ploc
les alentours de 4Khz peuvent renforcer l’attaque (le kik) de la batte sur la peau, nous commencerons par +3b.
les facteurs de largeur « Q » seront dans un premier temps assez serrés (2) éviter les Q trop larges car ils travaillent largement ( !) en dehors de leur cible de départ et ainsi agissent en de ça de leur périmètre fréquentiel.

Les Over heads
Ils sont là pour donner le son global : pour moi c’est le point de départ du son de la batterie !
Il faut ici faire un choix pour moi possible pour 3 optiques différentes :
1.je veux couvrir l’ensemble du spectre sonore de mon instrument et éviter des micros supplémentaires (enregistrement type Jazz)
2.je veux modérément intégrer à la brillance des cymbales le kit complet avec une présence de toms/caisse claire qui serviront de base aux micros d’appoint.
3.je veux vraiment m’occuper des cymbales en priorité en comptant sur les micros de proximité de chaque élément pour leur son porpre.

Ce choix va orienter grandement la suite du mixage !
Donc déjà ici le son global, le style musical, vont se caractériser…

Ma façon de faire se situe plus au point 2

Un coupe bas 90hz pour démarrer avec une pente assez raide : mon micro grosse caisse viendra en appoint pour les basses, placés au dessus du kit, les micros statiques petite capsule de toute façon reprennent pas assez mal les basses fréquences.
Léger creux vers 500 Hz facteur assez large.
On gèrera les 200-250 Hz en fonction du rendu du micro de la caisse claire (en général j’enlève un poil avec un facteur serré)
Les extrêmes aigus seront relevés légèrement de 2db vers 12khz en plateau suivant le besoin de faire ressortir un peu les cymbales plutôt sur le Bus batterie, je laisse ici donc tranquilles les hautes fréquences.

LA CAISSE CLAIRE
Deux sonorités, deux plages de fréquences quand on utilise 2 micros…
Noter que d’une caisse claire à l’autre il faudra vraiment adapter à l’oreille.
Le micro de dessus va faire ressortir l’impact, l’attaque des coups
le micro de dessus lui va faire ressortir le grain du timbre, le côté cristallin de la caisse.
Micro dessus
gérer les alentours de 200-250 Hz à +3db pour donner l’impact, le coffre, la présence
creuser vers 500Hz -5db ce qui atténuera un côté casserole
donner un petit peak avec Q étroit pour les 1.5Khz donnera du claquant à la caisse
les 8-10Khz sont à relever (optionnel) mais très peu (+2db) car le micro de dessous est là pour ça de plus le charley (principalement) va venir occuper cette place si c’est poussé trop fort !
Micro dessous
penser à inverser la phase de ce micro
coupe bas vers 200-300hz à pente raide pour éviter de reprendre trop la grosse caisse et toms bass qui vont faire souvent vibre le timbre sans avoir rien demandé !
creux vers 500-600Hz à -5db
pousser un peu les 8-10Khz pour donner les aigus voulus à la caisse.

LE CHARLEY
Le micro de charley ne va pas servir énormément dans le mix (dès fois pas du tout !), il va me permettre plus de situer plus précisément sa place dans le panoramique stéréo.
Vu que mes Oktava en overhead sont assez « feutrés », si besoin je peux faire ressortir le charley au mix.
Coupe bas vers 200-300Hz avec une pente raide.
Creux vers 600Hz
12Khz : c’est un peu là que l’on jouera soit plus sur le volume ou plus sur les aigus pour mieux faire ressortir la brillance.

LES TOMS
Les toms sont aussi repris pas mal par les overheads, donc ici on va faire de l’appoint pour la précision, l’attaque, la rondeur.
Vu que l’on peut aller de 10 pouces à 16 pouces (en général), il faut traiter suivant les caractéristiques de chaque fût.
Toutefois des fréquences très proches sont communes.
Sur les toms alto/medium on utilisera un coupe bas entre 70-90 Hz pour atténuer les sons graves venant de la grosse caisse et tom bass.
La présence, rondeur sera dosée vers les 120-200Hz (+3db) suivant le tom.
Le côté carton sera enlevé par un creux vers 500-700 Hz à -5db (400-500 pour le tom bass).
L’attaque sera située vers 3,5-4Khz à +3-5db
Des passe hauts peuvent être utilisés pour limiter l’intrusion trop envahissante des cymbales, attention quand même car sir les aigus sont trop coupés trop bas il y aura une influence sur le son général des cymbales, c’est comme ça on y peut rien faut faire avec !!

LES PANORAMIQUES
On va gérer les pans de façon à retrouver la batterie telle qu’elle est installée physiquement.
J’ai pris pour habitude de gérer les pans côté batteur et pas côté auditeur, donc ma charley par exemple est à gauche et la ride à droite (c’est hors standard mais ça change rien !)
Principe de base :
Je pars des Overheads et j’écoute …je replace alors mes éléments à l’identique de cette première image stéréo, à la nuance près que je peux accentuer le pan d’un élément pas assez marqué dans l’espace par les micros d’ambiance.
En général les toms sont répartis comme suit :
Tom alto 60% à gauche
Tom medium 0% (centre)
Tom bass 14pouces 25% à droite
Tom 16pouces 50% à droite
Charley 50% à gauche
Grosse caisse au centre
Caisse claire dessus au centre
Caisse claire dessous éventuellement à droite de 10% (pour attenuer le léger décentrage de la caisse claire pris par les micros d’ambiance).
Les over heads en prise ORTF je les place entre 90% et/ou 100% à droite et à gauche.

Les volumes (ou modulations)
Comme nous l’avons vu, nous avons enregistré vers -14dbfs afin de ne pas saturer les sorties préamplis analogiques utilisés pour la prise.
Donc en principe quand le curseur du logiciel est à 0dbfs vous devriez moduler aux alentours des -14dbfs.
L’objectif à garder en tête est de mixer pas près du 0dbfs (car plus de marge de dépassement possible…) mais se laisser une bonne marge en travaillant les peaks à -6dbfs.
Le cas échéant (on sait jamais !) ceci permettrait aussi une masterisation de votre projet pour traiter correctement votre signal audio master.
En effet un studio de mastering va très certainement utiliser du très bon matériel analogique et va donc avoir besoin de sortir de l’environnement informatique, il ne faut pas en ayant modulé trop haut saturer à la conversion N/A le matériel de traitement analogique…
D’autre part ne pas mettre trop d’effets de compression (entre autres) sur le bus master ou sur le bus batterie parceque un mastering viendra en fin de projet (en software ou en hardware), il faut laisser à cette étape de la marge dans la compression et dans d’equalisation, si les réglages ont été poussés aux extrêmes le mastering n’apportera plus rien et c’est vous qui aurait fait cette partie du travail au mix ….et ce sera certainement moins bien…
TRES IMPORTANT !
Les phases de chaque micro seront vérifiées avant tout processus (zoom sur les pistes enregistrées) la base ce sont les overheads.
Les re-alignements temporels seront effectués au zoom et la souris.
Effectivement des décalages de quelques millisecondes existent principalement entre les overheads et les micros d’appoint : vitesse du son env340m/s donc des micros placés à 1m des fûts seront décalés (en retard) de 2.9ms par rapport au micro de tom par exemple. Ceci provoque des légers déphasages, rend le son mou et légèrement flou bref on gagnera en précision, en clarté.
Mes réglages :
Dans le morceau enregistré je sélectionne une plage de quelques mesures où se trouveront spécifiquement les éléments à travailler :
Exemple : sur un réglage volume grosse caisse je choisis un passage de groove grosse caisse+ caisse claire, pour le réglages des toms ce sera sur un roulement…
Je monte mes overheads à environ -12dbfs sur les peaks
Je monte ma grosse caisse pour amener les basses, vers -9dbfs
Je passe du temps pour trouver le bon équilibre cymbales/toms/grosse caisse rien qu’avec ces 3 micros
Je monte la caisse claire vers -6dbfs sur les peaks
Je monte et dose le micro de timbre caisse claire jusqu’à obtenir l’apport de brillance voulue (dépend beaucoup du style musical)
Je monte le charley juste assez pour « soutenir » les micros d’ambiance et obtenir une bonne localisation dans la stéréo.
Je monte les toms tous ensembles tout doucement en écoutant bien l’apport donné au son global, ils se situent souvent vers -14dbfs en modulation, des écarts entre toms sont réajustés en fonction…

LA REVERB
Une réverb type room ou plate est souvent appliquée à la batterie…
soit sur le bus batterie
soit élément par élément.
Personnellement je procède par élément, je trouve plus souple je peux gérer les éléments plus facilement notamment pour les hautes fréquences (HH , caisse claire).
La réverb va changer pas mal de choses dans le mix en bien…normalement ( !) mais dans la réalité on peut vite faire de la soupe pas bonne !! Donc y aller mollo et avec des durées de réverb <à 1s sinon on risque d’être plongé dans la hall d’une gare !
Avec la réverb on va pouvoir beaucoup jouer sur la profondeur des éléments dans la position spatiale en plus de la stéréo droite/gauche. En effet c’est la réverb qui va donner la sensation d’avoir le tom un peu plus éloigné que le tom alto parce que un poil plus de réverb lui a été affectée.
Donc les pan définissent l’image droite / gauche, la réverb l’image devant / derrière dans un mix.
Attention sur la caisse claire à ne pas se retrouver avec un son 80’s à la « Europe », la réverb déforme beaucoup à forte dose.
Soyez attentif au dosage, au positionnement.
Personnellement je dose toujours en m’imaginant que ma batterie est posée dans un environnement déterminé en fonction du morceau, du style : une pièce que je suis en train de modeler ! le but est de me projeter dans cette pièce et d’écouter si ça sonne réel. Ok là je parle d’idéal acoustique, je ne parle pas de design sonore ce qui dans ce cas permettrait de prendre effectivement plus de risques, car des sonorités particulières seraient alors recherchées dans les réglages à des fins plus artistiques…

D’autres effets puvent être appliqués sur la batterie mais nous avons vu le principal, de toute manière en terme de traitement du signal on peut, surtout en environnement informatique, se permettre pas mal de choses…
Mais attention ! le fait que ce soit justement si facile d’appliquer des pluggins avec son logiciel , on peut tomber dans le travers de vouloir en mettre trop et à ce moment là les effets produits peuvent amener plus de problèmes qu’autre chose…

Conclusion
En s'inspirant de cette modeste base de départ en mixage batterie, vous avez de quoi faire... expérimenter, ajuster, ne pas oublier que l’oreille faisant une grande partie du boulot malgré toute la sophistication du matériel que vous avez peut être entre les mains …
Ce qui compte en mixant c’est s'adapter,veiller être à l'écoute du style, du musicien, de l’instrument…et non pas l'inverse !

Bons mixages !
Manu (02/2010)

Page d'accueil | petite bio | du matos! | home studio | diaporama | liens | laissez un msg... | vidéos | Plan du site


Sous-menu


Revenir au contenu | Revenir au menu